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    <title>Médiathèque</title>
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    <description>Cette médiathèque des études supérieures découle d’une initiative universitaire internationale favorisant la circulation en ligne des enregistrements des séminaires  et colloques tenus dans le cadre des programmes de notre réseau virtuel de chercheurs francophones.</description>
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      <title>Voir, entendre, nommer : ambiguïtés du savoir d’un africaniste sur la musique (République démocratique du Congo) </title>
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      <pubDate>Mon, 25 Jan 2010 18:23:02 -0500</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.anamnesis.tv/Anamnesis.tv/Anamnesis/Entr%C3%A9es/2010/1/25_Voir,_entendre,_nommer_%3A_ambigu%C3%AFt%C3%A9s_du_savoir_d%E2%80%99un_africaniste_sur_la_musique_%28R%C3%A9publique_d%C3%A9mocratique_du_Congo%29__files/javascript-%3B_1.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.anamnesis.tv/Anamnesis.tv/Anamnesis/Media/javascript-%3B_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:99px; height:66px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Le vendredi 8 mai 2009, un colloque international, intitulé « Retours sur terrains », s'est tenu au pavillon Charles-De Koninck en hommage à Bogumil Jewsiewicki-Koss, professeur au Département d’histoire et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en Histoire comparée de la mémoire. Une trentaine de membres de la communauté scientifique internationale se sont réunis pour mettre en lumière certaines thématiques affectionnées par cet éminent chercheur qui a pris sa retraite cet été. À cette occasion, David avait contribué à souligner le départ à la retraite de Bogumil par un film. Nous vous le présentons enfin en ligne:&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;</description>
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      <title>Recherches, réhabilitation, commémoration, procès</title>
      <link>http://www.anamnesis.tv/Anamnesis.tv/Anamnesis/Entr%C3%A9es/2010/1/22_Recherches,_r%C3%A9habilitation,_comm%C3%A9moration,_proc%C3%A8s.html</link>
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      <pubDate>Fri, 22 Jan 2010 10:46:35 -0500</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.anamnesis.tv/Anamnesis.tv/Anamnesis/Entr%C3%A9es/2010/1/22_Recherches,_r%C3%A9habilitation,_comm%C3%A9moration,_proc%C3%A8s_files/20091128elpepucul_1_1.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.anamnesis.tv/Anamnesis.tv/Anamnesis/Media/20091128elpepucul_1_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:117px; height:66px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;Recherches sur la mémoire: &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;En Espagne, le Ministère de la Culture a acheté un fonds d’archives photographique           d’Agustí Centelles, pour le prix de 700.000 euros. Né à Valence, mais ayant vécu toute sa  vie en Catalogne, ce photographe est considéré comme un pionnier du photojournalisme en Espagne. Le gouvernement espagnol se dote ainsi de clichés sur qui représentent l’histoire de la Guerre Civile. Pendant qu’Agustí Centelles était interné dans le camp de concentration de Bram, il protégeait son sac de couchage contenant des clichés, alors que ses codétenus pensaient qu’il dissimulait plutôt de l’or ou de l’argent. (El Pais, 28/11/2009) &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://www.elpais.com/articulo/cultura/Ministerio/Cultura/compra/archivo/fotografo/Agusti/Centelles/700000/euros/elpepucul/20091128elpepucul_2/Tes&quot;&gt;http://www.elpais.com/articulo/cultura/Ministerio/Cultura/compra/archivo/fotografo/Agusti/Centelles/700000/euros/elpepucul/20091128elpepucul_2/Tes&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;La commission d'enquête internationale sur le massacre qui a eu lieu le  28 septembre, dernier en Guinée et qui avait fait au moins 150 morts dans un stade de Conakry, est arrivée le 25 novembre dans la capitale guinéenne pour commencer ses travaux. Leur travail sera en premier lieu de rencontrer les témoins de cette tuerie organisée par la  junte  au pouvoir.  (Courrier International, 26/11/2009) &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://www.courrierinternational.com/breve/2009/11/26/l-enquete-internationale-sur-le-massacre-du-28-septembre-a-debute&quot;&gt;http://www.courrierinternational.com/breve/2009/11/26/l-enquete-internationale-sur-le-massacre-du-28-septembre-a-debute&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Réhabilitation de la mémoire: &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Au Pays Basque, un projet de fondation de la mémoire basque nommé «Euskal Memoria» a été présenté à Pampelune, le 27 novembre dernier. Cette initiative vise à structurer le travail de collecte de la mémoire historique «pour faire face au silence et la falsification» des Français et des Espagnols. Son objectif est de récupérer la mémoire collective d'Euskal Herria et de faire le lien avec la construction de la nation basque. (Gara 28/11/2009) &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://www.gara.net/paperezkoa/20091128/169252/es/Euskal-Memoria-antidoto-contra-silencio-falsificacion-historica&quot;&gt;http://www.gara.net/paperezkoa/20091128/169252/es/Euskal-Memoria-antidoto-contra-silencio-falsificacion-historica&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Afin de réussir sa mission la fondation promet de publier un livre et deux revues par an et recherche des donateurs susceptibles de vouloir défendre la l’histoire et la mémoire du peuple basque (Berria 28/11/2009) &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://paperekoa.berria.info/euskalherria/2009-11-28/007/006/GAURKOA._Euskal_Memoria_Fundazioa._Memoria_oraina_baita._XX._mendetik_honako_Euskal_Herriaren_historia_berreskuratu_nahi_du_Euskal_Memoria_Fundazioak._Informazioa_biltzeko_sarea_osatzeko_eta_urtero_liburu_bat_argitaratzeko_6.000_babesle_behar_ditu..htm&quot;&gt;http://paperekoa.berria.info/euskalherria/2009-11-28/007/006/GAURKOA._Euskal_Memoria_Fundazioa._Memoria_oraina_baita._XX._mendetik_honako_Euskal_Herriaren_historia_berreskuratu_nahi_du_Euskal_Memoria_Fundazioak._Informazioa_biltzeko_sarea_osatzeko_eta_urtero_liburu_bat_argitaratzeko_6.000_babesle_behar_ditu..htm&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Commémoration: &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le 26 novembre 2009 a eu lieu la première commémoration des attentats survenus l’année précédente à Bombay, en Inde et qui avaient fait 166 morts. Le premier ministre Singh a déclaré qu’il était urgent de juger «Kasab», seul survivant du commando terroriste emprisonné en Inde. (Courrier International, 26/11/2009) &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://www.courrierinternational.com/breve/2009/11/26/l-inde-commemore-les-attentats-de-bombay&quot;&gt;http://www.courrierinternational.com/breve/2009/11/26/l-inde-commemore-les-attentats-de-bombay&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;En Ukraine, les restes de 602 personnes abattues par la police alors qu’elles essayaient de fuir la famine ont été enfouis. A Kiev, des Ukrainiens et les dirigeants politiques ont commémoré l'anniversaire de la famine de 1932-1933 qui avait occasionné la mort de 7 à  10 millions de personnes. Cette famine qui, selon certains historiens aurait pu être évitée est considérée comme un génocide orchestré par les autorités soviétiques. Dans la ville occidentale de Lviv, les résidents ont marqué un chapitre moins connu plus tard de l'Holodomor, la famine de 1946-47, que les historiens disent tué entre 100.000 et 1 million de personnes.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Procès: &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le procès d'un des derniers criminels nazis présumés a débuté lundi 30 novembre à Munich, en Allemagne. John Demjanjuk, 89 ans, d'origine ukrainienne, s'est présenté au tribunal dans un fauteuil roulant en raison de son mauvais état de santé. Il fait face à des accusations de complicité dans l'extermination de 27 900 juifs dans le camp nazi de Sobibor, en Pologne. Si la Cour d'assises de Munich décide qu'il a bien été garde pendant six mois en 1943 dans ce camp d'extermination, John Demjanjuk risque la prison à perpétuité.« C'est un peu décevant, un grabataire non allemand, occupant une fonction subalterne, et qui serait mort de faim en camp de prisonnier » s'il avait refusé de servir dans un camp de la mort, a-t-il déclaré. (Radio Canada, 30/11/2009) (Le Figaro, 30/11/2009) &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2009/11/30/002-John-Demjanjuk-proces.shtml%253Fref%253Drss&quot;&gt;http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2009/11/30/002-John-Demjanjuk-proces.shtml?ref=rss&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/international/2009/11/30/01003-20091130ARTFIG00525-demjanjuk-juge-dans-l-un-des-derniers-proces-de-la-shoah-.php&quot;&gt;http://www.lefigaro.fr/international/2009/11/30/01003-20091130ARTFIG00525-demjanjuk-juge-dans-l-un-des-derniers-proces-de-la-shoah-.php&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;A Bankok, Kaing Khek lev, Khmer Rouge et ancien professeur de mathématiques et avait dirigé une prison dans laquelle 15 000 personnes ont été torturées et tuées. Après avoir purgé une peine de 20 ans d’emprisonnement, Il demande l’acquittement des crimes de guerres et accusations de tortures en expliquant qu’il n’a jamais personnellement tué ou torturé de détenus et qu'il ne faisait que suivre les ordres et aurait été exécuté s’il n'avait pas obéi. (The Washington post, 27/11/2009)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/11/27/AR2009112701217.html%253Fwprss%253Drss_world&quot;&gt;http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/11/27/AR2009112701217.html?wprss=rss_world&lt;/a&gt;</description>
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      <title>Mémoires des totalitarismes</title>
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      <pubDate>Tue, 19 Jan 2010 16:03:20 -0500</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.anamnesis.tv/Anamnesis.tv/Anamnesis/Entr%C3%A9es/2010/1/19_M%C3%A9moires_des_totalitarismes_files/soviet_propaganda_1.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.anamnesis.tv/Anamnesis.tv/Anamnesis/Media/soviet_propaganda_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:88px; height:120px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;La gestion des passés des totalitarismes se fait de façon fort différentes dans les divers pays qui les ont connus. Certains ont ouvert les archives, d’autres pas. L’Allemagne s’est engagée dans un travail de mea culpa, tandis que la Russie a privilégié le refoulement et l’oubli. Voici une sélection de conférences à discuter dans le cadre du thème 8 de notre séminaire sur les totalitarismes.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entr%25C3%25A9es/2006/5/19_Le_nazisme_dans_l%25E2%2580%2599enseignement_de_l%25E2%2580%2599histoire_allemande_apr%25C3%25A8s_la_r%25C3%25A9unification._Une_comparaison_Est_Ouest.html&quot;&gt;Alexandra Oeser, Politiques de la mémoire du nazisme après la réunification de l’Allemagne&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entr%25C3%25A9es/2008/10/31_L%25E2%2580%2599association_Memorial_et_le_travail_de_m%25C3%25A9moire_en_Russie_et_en_ex-URSS_de_1991_%25C3%25A0_nos_jours.html&quot;&gt;Maria Ferretti, L’association Memorial et le travail de mémoire en Russie et en ex-URSS de 1991 à nos jours&lt;br/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entr%25C3%25A9es/2005/5/11_La_m%25C3%25A9moire_allemande_mus%25C3%25A9ifi%25C3%25A9e%253A_l%25E2%2580%2599exemple_de_Berlin.html&quot;&gt;Régine Robin, La mémoire allemande muséifiée: l’exemple de Berlin&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entr%25C3%25A9es/2008/10/31_Le_XXe_si%25C3%25A8cle_et_la_%25C2%25AB%25C2%25A0Guerre_des_m%25C3%25A9moires%25C2%25A0%25C2%25BB%25C2%25A0%253A_Adresse_de_l%25E2%2580%2599Association_Memorial._Une_mise_au_point.html&quot;&gt;Arseniy Roginskiy, Le XXe siècle et la « Guerre des mémoires » : Adresse de l’Association Memorial. Une mise au point&lt;br/&gt;&lt;/a&gt;</description>
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      <title>Il y a vingt ans, le mur...</title>
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      <pubDate>Sat, 7 Nov 2009 11:04:52 -0500</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.anamnesis.tv/Anamnesis.tv/Anamnesis/Entr%C3%A9es/2009/11/7_Il_y_a_vingt_ans,_le_mur..._files/233096_1.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.anamnesis.tv/Anamnesis.tv/Anamnesis/Media/233096_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:105px; height:66px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Ce sera bientôt le 20e anniversaire de la chute du mur de Berlin, première étape dans la réunification de l'Allemagne, et pourtant les Allemands demeurent divisés. De nombreux habitants de l'ancienne Allemagne de l'Est sont amers face à ce qu'ils disent être une caractérisation injuste de leur pays comme un État « criminel » par leurs homologues de l'ouest. Au lieu de cela, disent-ils, la République démocratique allemande était une expérimentation socialiste qui, à défaut d'être parfaite, était à tout le moins bien intentionnée. Effectivement, dans un sondage commandé par le gouvernement fédéral pour évaluer la façon dont les Allemands se représentent aujourd'hui les événements de 1989, 57 pour cent des personnes interrogées dans la moitié orientale du pays disent que la vie sous le régime communiste a été plus positive que négative. Klaus Schroeder, professeur de sciences politiques à l'Université libre de Berlin, a, lui, montré qu'à l'est même des adolescents allemands nés après 1989 ont une vision aseptisée de la vie sous le communisme, grâce à leurs parents et enseignants, qui embellissent le passé de la RDA &lt;a href=&quot;http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/11/04/AR2009110404526.html%253Fwprss%253Drss_world&quot;&gt;Washington Post&lt;/a&gt;, 5/11/9). Pourtant, tout était loin d'être rose en RDA, ce dont peut témoigner Wolfgang Arndt, dont l'expérience est relatée par The Independant. Arndt a été espionné par les agents de la Stasi, et ce, dès ses années d'école, ensuite arrêté, détenu, battu et drogué pour ensuite être emprisonné pendant six ans.Ce qui n'empêche pas Arndt de pardonner à ses tortionnaires. En fait, il dit que la seule chose qui a sauvé sa santé mentale a été sa décision de pardonner à ses ravisseurs: « Quelque part le long de la ligne, je me suis réveillé à ce que le Dalaï-Lama a dit une fois : &quot;Si vous stockez en vous toute la haine qui vous entoure, c'est fatal, parce que cette haine vous détruira éventuellement et je ne d'accorderai pas ce privilège à ces gens-là&quot; » (&lt;a href=&quot;http://www.independent.co.uk/news/world/europe/the-man-with-no-name-relives-horrors-of-stasi-1812287.html&quot;&gt;The Independant&lt;/a&gt;, 31/10/9). Thomas Ahbe, sociologue allemand, revient dans les pages du &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/international/2009/10/20/01003-20091020ARTFIG00601-un-mur-existe-toujours-dans-les-esprits-.php&quot;&gt;Figaro&lt;/a&gt; (28/10/9) sur la division qui persiste entre Allemands de l'Est et Allemands de l'Ouest. &lt;br/&gt;Un mur existe toujours dans les têtes. Il ne faut pas oublier que la République fédérale allemande (RFA, ouest) et la République démocratique allemande (RDA, est) ont été pendant quarante ans des rivales et des concurrentes. À la réunification, les «Ossis» (les Allemands de l'Est) ont dû changer leur entière existence, de leur vie quotidienne à leur identité. Ils ont dû accepter des vérités douloureuses et apprendre à tenir un discours politiquement correct sur la vie en RDA. Ils ont dû devenir «normaux», c'est-à-dire comme les Wessis (les Allemands de l'Ouest). A contrario, les Wessis qui constituent les 4/5e de la population de l'Allemagne réunifiée et qui ont gagné la Guerre froide n'ont rien eu à changer. Aujourd'hui, s'il y a un mur invisible dans les esprits, c'est plutôt chez les Wessis. D'ailleurs, 60% d'entre eux ne se sont jamais rendus dans les Länder de l'Est. Dans les années 90, on disait des Allemands de l'Est qu'ils étaient des «immigrés dans leur propre pays».&lt;br/&gt;Une nouvelle étude réalisée par le Centre des études supérieures montre que l'image des institutions d'éducation à l'est, bien qu'elle soit généralement bonne, manque d'attrait auprès des jeunes de l'Ouest, et ce, en raison de l’inexistence d’un lien affectif fort. Ce qui explique que ces mêmes jeunes préfèrent souvent aller étudier ailleurs, par exemple aux Pays-Bas (&lt;a href=&quot;http://www.welt.de/politik/article5048562/Warum-Wessis-nicht-im-Osten-studieren-wollen.html&quot;&gt;Welt-Online&lt;/a&gt;, 1/11/9).&lt;br/&gt;Le président de Radio Liberté Europe tire les leçons de la chute du mur de Berlin 20 ans plus tard, en soulignant le rôle de RadioLiberté et en rappelant que des informations précises et dignes de confiance sont l'oxygène de la société civile. À cet égard, Jeffrey Gedmin salut  le fait que « partout dans le monde, la messagerie texte et Twitter, Facebook et ce qu'on peut déjà appeler le bon vieux e-mail ont ouvert des sociétés et [créé] des citoyens autonomes comme jamais auparavant. » Lancée par la CIA en 1950 et plus tard ouvertement financée par le Congrès américain, Radio Liberté Europe - et sa station sœur Radio Liberty - a été créée pour fournir aux peuples des États communistes des nouvelles nationales auxquelles leur gouvernement leur refusait accès (&lt;a href=&quot;http://www.rferl.org/content/rferl_in_the_news_gedmin_usa_today_berlin_wall/1869933.html&quot;&gt;RFE/RL&lt;/a&gt;,5/11/9). Mikhaïl Gorbatchev revient pour le Monde sur ces événements, déclarant notamment : « J'ai perdu, mais la perestroïka a gagné. » Un témoignage intéressant de quelqu'un qu'on a même pu soupçonné avoir préparé les événements de 1989 tant le rôle qu'il a joué a été capital (&lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/11/02/mikhail-gorbatchev-j-ai-perdu-mais-la-perestroika-a-gagne_1261460_3214.html&quot;&gt;Le Monde&lt;/a&gt;, 2/11/9). Pour replonger en musique dans l'ambiance de l'année 1989 en Allemagne, &lt;a href=&quot;http://blogs.lexpress.fr/electorallemand/2009/11/les-tubes-de-lannee-1989-en-al.php&quot;&gt;l'Express&lt;/a&gt; propose les grands tubes de l'année 1989 outre-Rhin. Tandis que Le Monde se penche sur le sort des pays de l'ancien Bloc de l'Est  vingt ans après la chute du mur afin de mesurer à quel point les mémoires du communisme demeurent à vif. (&lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/11/02/communisme-les-plaies-derriere-le-mur_1260861_3214.html&quot;&gt;Le Monde&lt;/a&gt;, 2/11/9). La France marquera le 20e anniversaire de la chute du mur de Berlin avec un spectacle en plein air de musique réunissant 27 violoncellistes et un spectacle laser retraçant la chute du communisme dans une série de projections gigantesques au centre de Paris, a annoncé le ministre des Affaires européennes Pierre Lellouche (&lt;a href=&quot;http://www.nytimes.com/2009/11/04/world/europe/04parisberlin.html%253F_r%253D1&quot;&gt;The New York Times&lt;/a&gt;, 3/11/9). L'ancien président américain George Bush, l'ancien président soviétique Mikhaïl Gorbatchev et l'ancien chancelier allemand Helmut Kohl ont pris part aux commémorations à Berlin du 31 octobre marquant (à l'avance) le 20e anniversaire de la chute du mur de Berlin. Bush, Gorbatchev et Kohl ont tous joué des rôles clés au cours de la vague révolutionnaire en grande partie pacifique qui a balayé le Bloc de l'Est à la fin de 1989 - y compris le 9 novembre, jour de l'ouverture du mur entre Berlin-Est et Berlin-Ouest (&lt;a href=&quot;http://www.rferl.org/content/Bush_Gorbachev_To_Mark_Berlin_Wall_Anniversary/1865697.html&quot;&gt;RFE/RL&lt;/a&gt;, 31/10/9). Vingt ans après la chute du mur, ni les Tchèques ni les Polonais ne regrettent le communisme, selon les résultats d'un sondage effectué par une ONG basée à  Washington, le &lt;a href=&quot;http://pewglobal.org/docs/%253FDocID%253D25&quot;&gt;Pew Research Center&lt;/a&gt;. À la question s'ils étaient mieux sous le communisme, seulement 35% des Polonais et 39% des Tchèques ont répondu positivement (&lt;a href=&quot;http://www.b92.net/info/vesti/index.php%253Fyyyy%253D2009%2526mm%253D11%2526dd%253D02%2526nav_id%253D390227&quot;&gt;B-92&lt;/a&gt;, 2/11/9). Devant le Congrès américain, Angela Merkel, mardi le 3 novembre, a rappelé que le 9 novembre, qui marque en 2009 le 20e anniversaire de la chute du mur de Berlin, est également l'anniversaire de la Nuit de cristal de 1938 (&lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2009/11/03/devant-le-congres-americain-merkel-rend-hommage-aux-victimes-de-l-holocauste_1262357_3222.html&quot;&gt;Le Monde&lt;/a&gt;, 3/11/9). S'exprimant en allemand, traduit pour son public, la chancelière allemande a aussi dit que l'Iran devait comprendre qu'« une bombe nucléaire dans les mains d'un président iranien qui nie l'Holocauste, menace Israël et nie à Israël le droit à l'existence n'est pas acceptable » (&lt;a href=&quot;http://www.nytimes.com/2009/11/04/world/europe/04merkel.html%253F_r%253D1&quot;&gt;New York Times&lt;/a&gt;, 3/11/9).&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Un autre anniversaire...&lt;br/&gt;En Iran d'ailleurs, des milliers d'Iraniens sont descendus dans les rues mercredi pour marquer le 30e anniversaire de la prise d'assaut en 1979 de l'ambassade américaine à Téhéran, mais l'événement antiaméricain annuel parrainé par l'État a finalement mis à jour les divisions profondes de l'Iran d'aujourd'hui. Alors que les manifestants progouvernementaux scandaient rituellement « Mort à l'Amérique! » à l'extérieur de l'ancienne ambassade des États-Unis, les manifestants de l'opposition ont saisi cette occasion pour exprimer leur colère face à l'élection présidentielle contestée de juin et la sévère répression des manifestations qui s'en est suivie. Les manifestants de l'opposition ont dénoncé le président Mahmoud Ahmadinejad aux cris de « Mort au dictateur! »  Les manifestations rivales - et les affrontements de rue entre manifestants et forces de sécurité - ont illustré la scission qui caractérise l'Iran trois décennies après la révolution islamique qui a renversé le shah (&lt;a href=&quot;http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/11/04/AR2009110404835.html%253Fwprss%253Drss_world&quot;&gt;Washington Post&lt;/a&gt;, 5/11/9).&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;La Russie se souvient&lt;br/&gt;Des milliers de Moscovites partisans du pouvoir en place ont défilé dans les rues, mercredi 4 novembre, pour célébrer la « Journée de l'unité du peuple », fête nationale instaurée par Poutine pour remplacer celle commémorant la Révolution de 1917. La nouvelle fête commémore, elle, la libération de la capitale Moscou de l'occupation polonaise en 1612 (&lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/europe/portfolio/2009/11/05/des-milliers-de-russes-celebrent-l-unite-du-peuple_1262918_3214.html&quot;&gt;Le Monde&lt;/a&gt;, 5/11/9). Le 30 octobre, c’était le Jour à la mémoire des victimes des répressions politiques. Pour cette occasion, a eu lieu au théâtre « Praktika » à Moscou une soirée au cours de laquelle l'acteur Alexandre Filippenko a lu des vers de Dombrovsky, Jigouline, Chalamov et des fragments de prose de Soljenitsyne (&lt;a href=&quot;http://www.novayagazeta.ru/news/684120.html%252520&quot;&gt;Novaya Gazeta&lt;/a&gt;, 5/11/9). Ailleurs en Russie, les gardiens des droits de la personne ont profité de cette journée pour souligner le fait que le pays vivait un nouveau cycle de répressions qui n'était pas sans rappeler l'époque soviétique. Les commémorations ont commencé le 29 octobre, quand des militants et des proches de victimes de l'ère soviétique se sont réunis à l'ombre de la Loubianka, l'ancien siège du KGB, pour y lire les noms et les destins de 3000 personnes qui ont été tuées pendant le régime stalinien (&lt;a href=&quot;http://www.rferl.org/content/Russia_Remembers_The_Repressed__Past_And_Present/1865458.html&quot;&gt;RFE/RL&lt;/a&gt;, 30/10/9). Le président russe, Dmitri A. Medvedev, a pour sa part déclaré sur son blogue que les Russes avaient perdu le sens de l'horreur des purges staliniennes et a appelé à la construction de musées et centres de mémoire consacrés à ces atrocités. Il a aussi dit que les historiens révisionnistes risquaient de passer sous silence les passages les plus sombres du passé soviétique, citant un sondage qui a montré que 90 pour cent des jeunes ne pouvait pas nommer des victimes des purges. « Même aujourd'hui, nous pouvons entendre des voix dire que ces nombreux morts étaient justifiés par certains buts suprêmes de l'État », a déclaré M. Medvedev. « Rien ne peut être supérieur à la valeur de la vie humaine et il n'y a aucune excuse à la répression », a-t-il ajouté (&lt;a href=&quot;http://www.nytimes.com/2009/10/31/world/europe/31russia.html%253F_r%253D1&quot;&gt;The New York Times&lt;/a&gt;, 30/10/9).&lt;br/&gt;Je suis convaincu que la mémoire des tragédies nationales est aussi sacrée que le souvenir des victoires. Et il est extrêmement important que les jeunes aient non seulement des connaissances historiques, mais aussi du civisme, qu'ils soient en mesure de faire preuve d'empathie émotionnelle envers l'une des plus grandes tragédies de l'histoire de la Russie (Cit. in Novaya Gazeta, 30/10/9).&lt;br/&gt;Ces affirmations surviennent au moment où le slogan « Staline nous a éduqués à la fidélité du peuple, il nous a inspiré le travail et les exploits », qui avaient été retirés il y a cinquante ans du hall d’entrée de la gare de Kourskaïa, au centre de Moscou, vient d’y être réinstallé. Un choix très discutable, mais qui pourrait  se voir corrigé par ... Lénine ! En effet, le directeur du métro de Moscou a décidé d'arranger les choses - en restaurant également un couplet à la gloire de Lénine, fondateur de l'État soviétique : &lt;br/&gt;Staline nous a élevés dans la loyauté envers le peuple,&lt;br/&gt;Il nous a inspiré le travail et  l'héroïsme&lt;br/&gt;Ces paroles de l'hymne soviétique de 1943 sont maintenant complétées dans le vestibule de la station Kourskaïa par les lignes qui les précédaient dans l'hymne :&lt;br/&gt;À travers les tempêtes a brillé sur nous, le soleil de la liberté,&lt;br/&gt;Et le grand Lénine a éclairé le chemin. &lt;br/&gt;Dmitri Gayev, directeur du métro de Moscou, a précisé que la suppression des vers sur Lénine fut une erreur commise par les restaurateurs de la station. Pour ce qui est des vers sur Staline, le directeur s'explique : « Les gens me disent &quot;supprimez cette citation&quot;. Sur quelle base? Ceci est l'hymne de l'Union soviétique. Vous n'êtes pas sur le point de nier l'existence de l'Union soviétique? Retirer Staline? Nous sommes passés par là quand, après 1937, les noms des morts incommodes ont été enlevés »  (&lt;a href=&quot;http://www.nytimes.com/2009/10/27/world/europe/27iht-moscow.html%253F_r%253D3%2526scp%253D2%2526sq%253Drussia%2526st%253Dnyt&quot;&gt;New York Times&lt;/a&gt;, 26/10/9). L'architecte en chef de Moscou propose, lui, le retour du monument à Staline dans la station de métro Kourskaïa. Alexandre Kouzmine estime nécessaire de conserver les mots glorifiant Joseph Staline et peut-être même de faire revenir la statue de Staline dans le hall de la station, sous prétexte que si l'on est pour restaurer, autant tout restaurer comme c'était, dans l'esprit de l'artiste et, ainsi, « respecter la créativité de ceux qui ont travaillé avant moi » , explique Kouzmine (&lt;a href=&quot;http://www.novayagazeta.ru/news/670234.html&quot;&gt;Novaya Gazeta&lt;/a&gt;, 23/10/9). Dans les pages du Monde, Marie Jégo revient sur le réexamen par la Russie de son passé soviétique, avec force citations, notamment d'&lt;a href=&quot;Entr%25C3%25A9es/2008/10/31_L%25E2%2580%2599association_Memorial_et_le_travail_de_m%25C3%25A9moire_en_Russie_et_en_ex-URSS_de_1991_%25C3%25A0_nos_jours.html&quot;&gt;Arseni Roguinski&lt;/a&gt;, l'un des dirigeants de l'association Memorial, qui dit : « Vladimir Poutine a exalté la fierté de l'époque soviétique, il a compris qu'il y avait une demande de la base pour cela. Les masses ont aimé ce retour à un monde familier. L'accent a été mis sur la victoire de 1945. Le culte de Staline s'inscrit entre la glorification de l'Union soviétique et celle de la guerre » (&lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/10/26/staline-un-dirigeant-rationnel_1258811_3214.html%2523xtor%253DAL-32280184&quot;&gt;Le Monde&lt;/a&gt;, 26/10/9). Rappelons que cet été des législateurs russes avaient menacé de « dures » conséquences l'OSCE, après que l'organisme de sécurité européen ait adopté une résolution condamnant à la fois le stalinisme et le fascisme pour leur responsabilité dans l'éclatement de la Deuxième Guerre mondiale. Les délégués de la Russie à l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe ont claqué la porte d'une réunion de l'Assemblée où venait d'être votée la résolution, résolution qui avait été rédigée par un délégué de la nation hôte de la Lituanie, ancien satellite soviétique. « Ce n'est rien d'autre qu'une tentative de réécrire l'histoire de la Seconde Guerre mondiale »,a déclaré à l'agence Interfax Konstantin Kosatchiov, qui dirige le comité des relations étrangères de la chambre basse du parlement russe. La résolution en question appelait à une journée de commémoration des victimes du stalinisme et du nazisme dont la date serait fixée au 23 août, date à laquelle en 1939 l'Allemagne nazie et l'Union soviétique avaient signé le pacte Molotov-Ribbentrop divisant l'Europe entre eux (&lt;a href=&quot;http://in.reuters.com/article/worldNews/idINIndia-40808920090704&quot;&gt;Reuters&lt;/a&gt;, 4/7/9). &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ailleurs dans le monde&lt;br/&gt;Un groupe dans la ville ukrainienne de Lviv a commencé à réunir des histoires orales des victimes du régime communiste, pour être déposées dans une bibliothèque spéciale. Jusqu'à présent, les témoignages de plus de 80 anciens prisonniers politiques ont été recueillis, ce qui fournira des renseignements sur les épreuves rencontrées par les citoyens de l'Ukraine occidentale entre 1939, lorsque les troupes soviétiques entrèrent dans le territoire, et 1991, lorsque l'Union soviétique a été dissoute. La majorité des personnes interviewées sont d'anciens détenus d'une prison notoire sur Lontski rue de Lviv, où des milliers d'Ukrainiens et de Polonais ont été tués par les Soviétiques ou les nazis dans les années 1940. Les 150 heures de témoignages sont accompagnées par plus de 200 photos et des clips vidéo. Le programme est soutenu financièrement par les autorités de la ville (&lt;a href=&quot;http://www.rferl.org/content/Ukrainian_Activists_Collect_Oral_Histories_Of_Communism_Victims/1859720.html&quot;&gt;RFE/RL&lt;/a&gt;, 23/10/9).&lt;br/&gt;Le &lt;a href=&quot;http://www.europarl.europa.eu/news/public/story_page/015-62806-292-10-43-902-20091020STO62805-2009-19-10-2009/default_en.htm&quot;&gt;Parlement européen&lt;/a&gt; a décerné le Prix Sakharov pour la liberté de pensée à l'organisation russe de défense des droits civiques Memorial, et à leurs trois représentants Oleg Orlov, Sergei Kovalev et Lioudmila Alexeïeva, ainsi qu'à tous les autres défenseurs des droits de l'homme en Russie. Le lauréat a été annoncé par le Président du Parlement européen Jerzy Buzek à Strasbourg le 22 octobre. La cérémonie de remise du prix aura lieu à Strasbourg le 16 décembre.&lt;br/&gt;Le réseau &lt;a href=&quot;http://www.dcam.auf.org/article.php3%253Fid_article%253D131&quot;&gt;Diversité des expressions culturelles et artistiques, et mondialisations&lt;/a&gt; de l'Agence universitaire de la Francophonie signale la tenue de deux « ateliers de la mémoire »  en juin 2008 et janvier 2009 au Centre de ressources audiovisuelles Bophana dont l'ambition était de « réélaborer l’histoire récente du Cambodge par une création confrontée aux images d’archives et aux témoignages directs des rescapés du génocide. ».&lt;br/&gt;L'ambassade d'Azerbaïdjan en Ukraine a émis une note de protestation contre la démolition du monument à Sébastopol dédié aux Azéris qui sont morts en libérant la ville des nazis. L'ambassade demande à Kiev de fournir des éclaircissements sur la destruction de ce monument érigé en 1974 sur le mont Sapun (&lt;a href=&quot;http://www.ng.ru/cis/2009-10-08/6_azerbaidjan.html%25250D&quot;&gt;Nezavisimaya Gazeta&lt;/a&gt;, 8/10/9). &lt;br/&gt;La &lt;a href=&quot;http://www.banq.qc.ca/portal/dt/a_propos_banq/communiques/2009/com_2009_09_14.jsp&quot;&gt;Grande Bibliothèque&lt;/a&gt; à Montréal présente jusqu'au 28 mars 2010 une exposition sur l'effort de guerre de maisons d'édition québécoises qui, du fait que les les éditeurs de France ne pouvaient pendant l'occupation publier comme auparavant, ont vu le jour au Québec et publié des œuvres demeurées célèbres (Le Devoir, 5/11/9).&lt;br/&gt;« Les relations polono-allemandes sont les meilleures de l'histoire » a déclaré le ministre polonais des Affaires étrangères Radoslaw Sikorski après une rencontre avec le vice nouveau chancelier et ministre des Affaires étrangères de l'Allemagne, Guido Westerwelle. (&lt;a href=&quot;http://wyborcza.pl/1,75248,7207678,Sikorski__nasze_stosunki_z_Niemcami_najlepsze_w_historii.html&quot;&gt;Wyborcza&lt;/a&gt;, 31/10/9).&lt;br/&gt;Signalons enfin la parution d'un livre de Hans Kundnani, intitulé Utopia or Auschwitz: Germany's 1968 Generation and the Holocaust,  publié chez C. Hurst &amp;amp; Co. Kundnani y montre que si un conflit générationnel était au cœur des mouvements de 1968, en Allemagne s'ajoutait la mémoire de la période nazie. Alors que les étudiants de Paris se révoltaient contre le style autocratique de De Gaulle, les étudiants allemands se révoltaient contre Hitler, contre la complicité de leurs parents dans les crimes des nazis et la conspiration du silence qui s'en est suivie (&lt;a href=&quot;http://www.guardian.co.uk/books/2009/nov/01/utopia-or-auschwitz-hans-kundnani&quot;&gt;The Guardian&lt;/a&gt;, 1/11/9).&lt;br/&gt;</description>
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      <title>Se souvenir de la Première Guerre mondiale  </title>
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      <pubDate>Mon, 26 Oct 2009 11:51:36 -0400</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.anamnesis.tv/Anamnesis.tv/Anamnesis/Entr%C3%A9es/2009/10/26_Se_souvenir_de_la_Premi%C3%A8re_Guerre_Mondiale_files/jpg_tranchees_1.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.anamnesis.tv/Anamnesis.tv/Anamnesis/Media/jpg_tranchees_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:88px; height:118px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;À l’approche du jour du souvenir, il nous a semblé pertinent d’attirer l’attention des Internautes sur cette conférence de Philippe Joutard où celui-ci se demande si de cette nouvelle vague de mémoire de la Première Guerre mondiale a lieu également dans d’autres pays européens. Il fait référence à des livres, à des numéros de revue, des documentaires et des séries télévisés consacrés à cette thématique. Il commente des commémorations relatives à la Première Guerre (10 et 11 novembre) dans la presse française, où toute une série d’articles et de couvertures de journaux français donnent un espace important au sujet. Il essaie alors, à partir de nombreux exemples, de comprendre comment la Première Guerre s’inscrit dans la mémoire nationale française. </description>
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      <title>Autour de 1989, d’un soixante dixième anniversaire qui fait jaser et d’un moulin à parole qu’on voulait faire taire</title>
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      <pubDate>Tue, 6 Oct 2009 21:45:24 -0400</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.anamnesis.tv/Anamnesis.tv/Anamnesis/Entr%C3%A9es/2009/10/6_Autour_de_1989,_d%E2%80%99un_soixante_dixi%C3%A8me_anniversaire_qui_fait_jaser_et_d%E2%80%99un_moulin_%C3%A0_parole_qu%E2%80%99on_voulait_faire_taire_files/1989_mur_berlin_c_Str_Old_R_1.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.anamnesis.tv/Anamnesis.tv/Anamnesis/Media/1989_mur_berlin_c_Str_Old_R_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:88px; height:129px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Il y a vingt ans, le 7 octobre 1989, la République démocratique allemande célébrait son quarantième anniversaire par une grande manifestation populaire du régime communiste en présence de Mikhaïl Gorbatchev. Ce devait être le dernier anniversaire de la RDA. Un peu plus d’un mois plus tard, le mur de Berlin tombait. Les murs ont toujours existé dans l'histoire de l'humanité. Que l'on pense au mur d'Hadrien en Angleterre ou au Limes sur le Rhin et le Danube qui devaient protéger l'Empire romain des Barbares. Les villes se sont longtemps protégées en érigeant des murs à leur périphérie. La muraille de Chine, achevée au 15e siècle, longue de près de 2500 km, la plus grande fortification du monde, avait la même fonction : protéger l'intérieur de l'extérieur. Le mur de Berlin, que l'on a aussi appelé « le mur de la honte », se distingue de tous les murs précédents en ce que sa fonction n'était pas de protéger la population des menaces extérieures (même si la propagande est-allemande l’a présenté comme un « mur de protection antifasciste »), mais d'empêcher les citoyens de quitter leur ville. C'était aussi le premier mur à traverser un pays et à encercler la moitié d'une de ses villes. [J’emprunte ici à l’article d’Edgar Wolfrum dans les Deutsche Erinnerunsorte (2001).] Le 13 août 1961, le gouvernement est-allemand prenait la décision d’édifier un mur. Simples barbelés à l'origine, un mur de béton est érigé en quelques semaines, qui sera sans cesse amélioré au cours de ses 28 ans et 27 jours d'existence. Le Parti est-allemand, le SED, planifiait d'ailleurs une mise à jour majeure du système pour l'an 2000, avec l'ajout de senseurs électroniques, mais l'histoire ne lui a heureusement pas donné le temps de réaliser ce cauchemar technologique. Ce mur devait endiguer l’exode des Allemands qui quittaient la République démocratique d’Allemagne pour la République fédérale d'Allemagne. Ils sont environ quatre millions entre 1947 à 1961 à fuir la RDA et leur fuite passe par Berlin, qui relie les secteurs d'occupation soviétique et occidentaux dans l’après-guerre. D’où le mur. Ce mur est finalement tombé le 9 novembre 1989. Une date qui coïncide étrangement avec 1) la proclamation de la République de Weimar en 1918; 2) le putsch de Hitler en 1923; 3) la Nuit de Cristal en 1938. Quant aux événements qui ont mené à sa destruction, il faut faire la part des choses entre mémoire et histoire. Lettre international publie en ligne un texte de Jacques Rupnik sur la dynamique de 1989. L’année 1989 est commémoré en Europe comme celle de la victoire des peuples dans leur quête de liberté et de souveraineté. Une victoire qui a fait sauter le mur et trembler les appareils autoritaires. Une mémoire habitée par des images diffusées en direct des événements du 9 au 10 novembre, avec la foule en liesse qui défaisait le mur morceau par morceau ou encore celles de Rostropowitsch interprétant l'Ode à la Joie, de Vaclav Havel prononçant son discours sur la Place Venceslas à Prague, devenu un symbole de la révolution de velours, et où il avait dit que « le pouvoir était revenu au peuple ». L'« automne des peuples » de 1989 apparaît ainsi comme un écho du « printemps des peuples » de 1848 davantage que comme un « 1789 bis » (André Fontaine) (l'année 1989 était d'ailleurs le deux centième anniversaire de la Révolution française et l'on s'est interrogé sur le possible impact de sa commémoration sur les événements de 1989). Une chose est sure, ce que la mémoire collective retient de la révolution de 1989, c'est que l'acteur principal en était la société civile. Ce qui en fait doit être relativisé, selon Rupnik. Les figures de proue des rassemblements quotidiens sont essentielles : Kurt Masur en Allemagne, Vaclav Havel en Tchécoslovaquie. L'autre réalité de la dynamique de 1989, selon Rupnik, c'est que la focalisation de la mémoire collective sur les événements d'octobre à novembre 1989 tend à occulter l'opposition plus longue qui a précédé la chute du mur, ce que Timothy Garton Ash résumait en ces mots: « Pologne: dix ans; Hongrie: dix mois; RDA: dix semaines; Tchécoslovaquie: dix jours ». Et Rupnik d'ajouter: « Roumanie: 10 heures; Albanie: 10 minutes ». À quand doit-on alors faire remonter les origines de 1989? À la fondation de Solidarność en 1980? Au Printemps de Prague en 1968? À la révolte hongroise de 1956? On le voit, l'année 1989 n'a pas l'exclusivité du tournant. Il s'est en fait agi d'un long processus d'érosion et de réformes : lancées en 1985 par Mikhaïl Gorbatchev, ces réformes, qui touchent un à un les pays du bloc de l'Est, ont eu un effet cumulatif. On connaît la suite. Le 28 novembre 1989, le chancelier de la R.F.A., Helmut Kohl, annonce la réunification prochaine des deux Allemagnes. La guerre froide est terminée. Après la signature en mai 1990 d'un premier traité prévoyant une union économique et monétaire entre la R.F.A. et la R.D.A., la réunion des deux Allemagnes est officialisée le 3 octobre de la même année. Il n’est pourtant pas évident de réunir les populations de deux pays séparés pendant quarante ans (&lt;a href=&quot;http://www.lettre.de/aktuell/86-Rupnik.html&quot;&gt;Lettre international&lt;/a&gt;, 86).&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;François Mitterrand, qu’on se représente comme ayant encouragé la réunification allemande, aurait été en fait très méfiant, voire hostile à l'égard des Allemands, selon des archives rendues publiques par le Foreign Office britannique. (&lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/09/11/entente-cordiale-contre-l-histoire_1239028_3214.html%2523xtor%253DRSS-3210&quot;&gt;Le monde&lt;/a&gt; 11/9/9)&lt;br/&gt;Lors de la réunion annuelle des membres du Club Wałdajskiego, qui réunissait journalistes étrangers, politologues et économistes spécialisés dans les affaires russes, le Premier ministre russe Poutine est revenu sur le discours qu’il avait prononcé le 1er septembre lors de la commémoration du 70e anniversaire du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale : « En Pologne, j'ai été mal à l'aise de parler de certaines questions, parce que j'étais un invité », a-t-il dit. Le Chef du gouvernement de Russie a souligné que toutes les puissances européennes d'avant-guerre ont conclu des pactes avec l'Allemagne nazie et que l'Union soviétique n’avait pas eu le choix. Poutine a également rappelé l'accord de Munich de 1938 qui, selon lui, équivalait à un pacte de non-agression, de même que la participation polonaise à la partition de la Tchécoslovaquie, rappelant que la Pologne, dès l'arrivée des nazis au pouvoir en 1934, avait signé un mémorandum avec les Allemands qui était, en substance, un pacte de non-agression. Poutine a souligné la situation critique de la Pologne qui elle-même a pris part à la partition de la Tchécoslovaquie. Poutine « propose maintenant que, sur la base d'une analyse objective du passé, la Russie et la Pologne parviennent à des conclusions communes sur les causes de cette catastrophe mondiale ». De l'avis du Premier ministre russe, « cet observateur a raison qui a déclaré récemment : l'Union soviétique ne pouvait pas vous donner la liberté, parce que la nation elle-même n'était pas libre ». Le Premier ministre russe a aussi déclaré que l'agresseur, en dépit de tout, était l'Allemagne nazie : « Vous ne pouvez pas mettre sur le même plan les victimes et les bourreaux », a-t-il souligné. (&lt;a href=&quot;http://wiadomosci.gazeta.pl/Wiadomosci/1,80625,7029609,Putin__Rosja_gotowa_do_obiektywnej_rozmowy_z_Polska.html&quot;&gt;Gazeta&lt;/a&gt; 11/9/9).&lt;br/&gt;Dans le cadre de sa couverture du 70e anniversaire de la Seconde Guerre mondiale, le journal espagnol El Mundo a semé l’émoi dans la communauté historienne en publiant une entrevue avec le très controversé « historien » David Irving, qui a une fois de plus minimisé l’extermination de millions de Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, bien qu'ayant purgé une peine dans une prison autrichienne pour ses opinions extrémistes. « L'Holocauste est juste un slogan, un produit comme Kleenex ou les imprimantes Xerox. Ils l'ont transformé en un phénomène commercial, et réussi à faire de l'argent avec ce slogan, à produire des films sur ce sujet qui ont généré des millions », a déclaré Irving. L'ambassadeur d'Israël à Madrid, Raphaël Schutz, a condamné l'entrevue. El Mundo s’est justifié sur la base de la liberté d'expression. Mais Avner Shalev, le directeur du Musée de l'Holocauste d'Israël, a répondu dans une lettre publiée par El Mundo qu’il était « inconcevable qu'un journal sérieux fournisse une plate-forme à l'antisémitisme. » (&lt;a href=&quot;http://www.independent.co.uk/news/world/europe/david-irving-sparks-row-over-holocaust-propaganda-1782545.html&quot;&gt;The Independant&lt;/a&gt; 6/9/9). &lt;br/&gt;Les attentats du 11 septembre 2001 ont été commémorés aux États-Unis et ailleurs dans le monde. À New York, on a projeté d'immenses rayons de lumières dans le ciel pour recréer les tours du World Trade Center. (&lt;a href=&quot;http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2009/09/11/001-Commemoration-11-sept.shtml&quot;&gt;Radio-Canada&lt;/a&gt; 11/9/9). D’ailleurs, au pied des anciennes tours, un site touristique interactif est proposé au public, en attendant l'ouverture du Mémorial, prévue pour 2011 et celle du musée en 2012 (&lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/international/2009/09/11/01003-20090911ARTFIG00009-1109-new-york-se-construit-peu-a-peu-une-memoire-.php&quot;&gt;Figaro&lt;/a&gt; 11/9/9).&lt;br/&gt;Au Québec, après la polémique sur le projet de reconstitution de la bataille des plaines d'Abraham, la commémoration du 250e anniversaire de la bataille des plaines d'Abraham a finalement pris la forme de la lecture de 140 textes sur les plaines d'Abraham, du 12 au 13 septembre, dans le cadre de l’événement historique et poétique « Le Moulin à paroles ». Or, cet événement a aussi suscité la polémique en raison de la lecture prévue du Manifeste du Front de Libération du Québec par le chanteur Luck Mervil. Cette lecture était suivie de la « Lettre à Robert Bourassa » de Pierre Laporte, le ministre du Travail enlevé et assassiné par le FLQ en 1970. Le gouvernement libéral de Jean Charest a refusé de prendre part à l’événement. Sam Hamad, le ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, a pour sa part accusé les organisateurs de l'événement de faire l'apologie de la haine et du terrorisme prêché par le FLQ (&lt;a href=&quot;http://www.radio-canada.ca/regions/Quebec/2009/09/13/001-Moulin-Dimanche.shtml&quot;&gt;Radio-Canada&lt;/a&gt; 14/9/9). &lt;br/&gt;Anamnesis.tv voudrait attirer l’attention sur deux sites Web. Le premier de ces sites est une exposition virtuelle par la &lt;a href=&quot;http://www.bdic.fr/expositions/ablamski/&quot;&gt;BDIC&lt;/a&gt; des photographies de Vladimir Ablamski, qui a pris en photo le camp soviétique d’Ozerlag. Le deuxième site est celui du projet « Les leçons de l’Histoire » (&lt;a href=&quot;http://urokiistorii.ru/&quot;&gt;Uroki istorii&lt;/a&gt;), soutenu par la Fondation allemande « Souvenir. Responsabilité. Future » (Erinnerung. Verantwortung. Zukunft), qui relève lui même d’un programme international, celui du Fonds « Apprendre de l’histoire »  à qui l’on doit des sites éducatifs en allemand et en polonais. Le portail russe des « Leçons de l'Histoire » est destiné à être une source importante de conseils méthodologiques à l’attention des professeurs, des tuteurs et des élèves du secondaire et ainsi intégrer ces derniers à la recherche qui occupe présentement chercheurs allemands et polonais, soit élaborer une vision commune de l’histoire européenne. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;À Iéna, la place Adolf-Hitler avait été renommée en 1945 la Place Karl-Marx et, en 1991, la Place Karl-Marx avait été à son tour renommée la Place Peter-Petersen, qui a été professeur à Iéna et à qui l’on doit une réforme de l'enseignement en Allemagne. Or, de nouvelles évidences montrent que Petersen a publié jusqu'en 1944 des textes faisant l'éloge de Hitler, l'« éducateur du peuple », ainsi que des SS et des SA et que Petersen a aussi appuyé les lois eugénistes du régime nazi et son idéologie militaronationaliste. On devrait donc s'attendre à un nouveau changement de nom sous peu... (&lt;a href=&quot;http://www.taz.de/1/leben/koepfe/artikel/1/der-bessere-nazis.&quot;&gt;Taz&lt;/a&gt;, 7/10/9)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le 5 octobre, le Centre de la presse indépendante a organisé à Moscou une présentation du livre Surmonter le stalinisme, publié par le parti Iabloko, par opposition au livre Staline et le présent, écrit par le dirigeant du Parti communiste Guennadi Ziouganov. Des représentants de la société Mémorial, du centre socio-politique Iouri Levada et du Groupe Helsinki de Moscou étaient présents (&lt;a href=&quot;http://www.novayagazeta.ru/news/651775.html&quot;&gt;Novaya Gazeta&lt;/a&gt;, 5/10/9)&lt;br/&gt;</description>
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      <title>Cocktail Molotov, sympathy for the devil, comment on raconte l’histoire aux enfants et l’été 2009 en rafales</title>
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      <pubDate>Sat, 12 Sep 2009 07:00:13 -0400</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.anamnesis.tv/Anamnesis.tv/Anamnesis/Entr%C3%A9es/2009/9/12_Cocktail_Molotov,_Sympathy_for_the_devil,_comment_on_raconte_l%E2%80%99histoire_aux_enfants_et_l%E2%80%99%C3%A9t%C3%A9_2009_en_rafales_files/zona-2012808_1.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.anamnesis.tv/Anamnesis.tv/Anamnesis/Media/zona-2012808_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:88px; height:125px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Lors de sa visite à Gdansk dans le cadre d'une cérémonie commémorant le début de la Seconde Guerre mondiale, Angela Merkel s'est inclinée devant les victimes du nazisme à Gdansk en demandant pardon aux Polonais. La chancelière allemande a posé ainsi un pas de plus vers la réconciliation germano-polonaise (&lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/international/2009/09/02/01003-20090902ARTFIG00055-angela-merkels-incline-devant-les-victimes-du-nazisme-.php&quot;&gt;Le Figaro&lt;/a&gt;, 2/9/9). Poutine, lui, y a reconnu que Katyn était un crime et appelé le pacte Ribbentrop-Molotov une erreur (&lt;a href=&quot;http://www.economist.com/opinion/displaystory.cfm%253Fstory_id%253D14380289&quot;&gt;Economist&lt;/a&gt;, 3/9/9). Une affirmation qui détonne par rapport aux discussions qui ont cours présentement en Russie, en cette année de commémoration du pacte Ribbentrop-Molotov, et qui tendent à justifier cette entente par le traité de Munich (&lt;a href=&quot;http://www.ej.ru/%253Fa%253Dnote%2526id%253D9405&quot;&gt;Ejednevny jurnal&lt;/a&gt;, 31/8/9). Ce que Poutine a d'ailleurs fait dans sa « lettre aux Polonais » publiée dans Gazeta Wyborcza et où l'on peut lire:&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;On nous demande aujourd'hui de reconnaître, sans réflexion et sans hésitation, que le pacte de non-agression germano-soviétique du 23 août 1939 avait été le seul déclencheur de la Seconde Guerre mondiale. Les partisans de ce point de vue ne se posent pas certaines questions élémentaires, comme celle de savoir si le traité de Versailles, signé à l'issue de la Première Guerre mondiale, n'avait pas laissé de nombreuses bombes à retardement ? La plus importante d'entre elles étant le fait que l'Allemagne fut non seulement vaincue, mais aussi humiliée. N'avait-on pas commencé à abattre les frontières en Europe bien avant le 1er septembre 1939 ? N'y avait-il pas eu l'Anschluss en Autriche, le démembrement de la Tchécoslovaquie, quand l'Allemagne, mais aussi la Hongrie et la Pologne, se sont littéralement livrées à un nouveau partage territorial de l'Europe ? Le jour même de la signature des accords de Munich, la Pologne a envoyé son propre ultimatum à la Tchécoslovaquie et a fait entrer ses troupes sur son territoire en même temps que les troupes allemandes (Courrier International, 31/8/9).&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Les services de renseignements extérieurs russes (SVR) ont d’ailleurs publié cette année un recueil intitulé Secrets de la politique polonaise : 1939-1945. Ce recueil de 400 pages regroupe des archives tendant à prouver les responsabilités de la Pologne dans l’éclatement de 1939. On y relate notamment l'existence d'une organisation nommée Prométhée, opérant à Paris mais dirigée de Varsovie par les services secrets polonais dont la mission consistait à attiser des troubles en Ukraine, dans les régions de la Volga et du Caucase (&lt;a href=&quot;http://wyborcza.pl/1,75478,6964198,Rosja_rozpoczyna_gre_w_historycznego_pokera.html&quot;&gt;Gazeta wyborcza&lt;/a&gt;, 25/8/9). Selon Arseni Roginski, le président de Mémorial, « il n'y a rien de nouveau dans ces archives, si ce n'est des détails destinés à masquer une réalité que la Russie a du mal à reconnaître : la politique d'annexion de l'URSS à la suite du pacte Molotov-Ribbentrop ». À la fin de la cérémonie de Gdansk, le président polonais, Lech Kaczynski, a qualifié « d'erreur et de péché » le rôle joué par son pays dans le dépeçage de la Tchécoslovaquie (&lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/international/2009/09/02/01003-20090902ARTFIG00058-moscou-et-varsovie-opposent-leurs-versions-de-l-histoire-.php&quot;&gt;Le Figaro&lt;/a&gt;, 2/9/9). En Allemagne, des interprétations du pacte semblables à celles qu’en font Poutine et le SVR sont élaborées par les publicistes Stefan Scheil et Gerd Schultze-Rhonhof, qui estiment grosso modo que c'est l'attitude des puissances de l'Ouest qui a poussé Hitler à envahir la Pologne. Absurde juge le quotidien &lt;a href=&quot;http://www.welt.de/kultur/article4439020/Allein-Hitler-war-am-Zweiten-Weltkrieg-schuld.html&quot;&gt;Die Welt&lt;/a&gt; (1/9/9). La Frankfurter Allgemeine Zeitung déplore que Moscou refuse de reconnaître le mal causé aux populations d'Europe centrale et orientale, tels les Baltes et les Polonais par l’occupation de leurs pays par l’Armée rouge en 1944 et que le Kremlin accuse les historiens qui parlent de ces réalités de vouloir « récrire l’Histoire » dans le but de réhabiliter le fascisme (&lt;a href=&quot;http://www.courrierinternational.com/article/2009/08/24/les-russes-doivent-relire-leur-histoire&quot;&gt;Courrier International&lt;/a&gt;, 24/8/9). Leopold Unger, un grand nom du journalisme polonais, déplore et comprend à la fois le refus actuel du Kremlin de reconnaître que le pacte Molotov-Ribbentrop était un pacte « voyou » : « En ce qui me concerne, je le comprends. S[i Poutine] le faisait, cela remettrait en question toute la version officielle russe de l'historiographie de la seconde moitié du XXe siècle, l'exégèse kremlinienne sur la &quot;validation&quot; de la politique de conquêtes menée par l'empire soviétique. Ce faisant, Poutine détruirait l'un des piliers du nouveau patriotisme russe – une tâche énorme à laquelle il s'est attelé – qu'il tente d'insuffler à la conscience nationale de la jeunesse russe » (&lt;a href=&quot;http://www.courrierinternational.com/article/2009/08/21/23-aout-le-jour-ou-la-seconde-guerre-mondiale-a-commence&quot;&gt;Courrier International&lt;/a&gt; 21/8/9).&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Sympathy for the devil&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;En Russie, Staline a décidément la cote et elle est en hausse. Un concours national sur les ondes d'une chaîne de télévision russe intitulé « Au nom de la Russie » a vu les téléspectateurs élire Staline à la troisième place des personnalités les plus notoires de l'histoire de la Russie (Novaya Gazeta, 9-06-09). Tandis que le nouveau réseau mondial de télévision satellite russe fait la promotion de &lt;a href=&quot;http://www.robertamsterdam.com/2007/11/stalins_poetry_mussolinis_violin.htm%2529&quot;&gt;Staline le poète&lt;/a&gt;. Nezavisimaya Gazeta s'est intéressée à un texte signé par Narychkine, chef de l'administration présidentielle et également à la tête de la nouvelle commission contre les falsifications de l'histoire. Le texte est, selon le journal russe, une invitation claire faite aux Russes à ne pas tourner le dos à leur héritage stalinien (&lt;a href=&quot;http://www.ng.ru/columnist/2009-08-27/100_naryshkin.html%2523&quot;&gt;Nezavisimaya gazeta&lt;/a&gt;, 27/8/9). Le petit-fils de Staline a entamé une poursuite contre Novaya Gazeta pour diffamation à la suite de la publication d'un article affirmant que Staline avait tué des citoyens soviétiques. La société Memorial est aussi visée par la poursuite (&lt;a href=&quot;http://www.independent.co.uk/news/world/europe/stalins-grandson-fights-for-the-good-name-of-joseph-1780285.html&quot;&gt;The Independant&lt;/a&gt;, 2/9/9). Les communistes russes ont installé cet été dans une ville méridionale des panneaux-réclame géants vantant les méthodes dures de Staline comme le meilleur remède contre la crise économique mondiale (&lt;a href=&quot;http://www.reuters.com/article/oddlyEnoughNews/idUSTRE55N3Y620090625&quot;&gt;Reuter&lt;/a&gt;, 25/6/9). Le slogan « Staline nous a éduqués à la fidélité du peuple, il nous a inspiré le travail et les exploits » qui avait été retiré il y a cinquante ans du hall d'entrée de la station Kourskaïa, au centre de Moscou, vient d’y être réinstallé (La Dépêche, 27/8/9). Selon le commentateur Ikhlov, la promotion d'une certaine nostalgie pour le stalinisme pourrait jouer contre l'élite actuellement en poste au Kremlin en provoquant un changement de garde favorable à des éléments encore plus à droite (&lt;a href=&quot;http://livepage.apple.com/&quot;&gt;Ejednevny jurnal&lt;/a&gt;, 31/8/9).&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Enseigner l’histoire aux plus jeunes : enjeux et conflits&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le Président russe Medvedev  a appelé à l'introduction d'un seul et unique manuel scolaire d'histoire pour éviter que le cerveau des écoliers ne se « transforme en kacha ». Il y a selon lui trop de manuels à l'heure actuelle (&lt;a href=&quot;http://www.themoscowtimes.com/article/381502/index.html&quot;&gt;Moscow Times&lt;/a&gt;, 31/8/9). Toujours en Russie, l'Archipel du Goulag a été introduit dans le programme scolaire dans le cadre d'un cours obligatoire de littérature (&lt;a href=&quot;http://vz.ru/news/2009/9/9/325794.html&quot;&gt;Vzglyad&lt;/a&gt; (9/9/9).  Par ailleurs, un auteur tatar vient de publier un livre pour enfants, richement illustré. Le livre relate la conquête de Kazan par Ivan le Terrible en 1552. L'auteur y affirme que la lutte de la Tatarie « pour la restauration de l'indépendance se poursuit jusqu'à nos jours ». Un activiste russe a réagi en demandant que Moscou intervienne pour interdire le livre, coupable de « falsifier l'histoire au détriment de la Russie » (&lt;a href=&quot;http://livepage.apple.com/&quot;&gt;Svobodnaya Pressa&lt;/a&gt;, 6/8/9). Ailleurs dans le monde, un chef spirituel a affirmé qu'enseigner aux enfants palestiniens l'Holocauste serait un « crime de guerre ». Cette intervention faisait suite à l'annonce faite par l'agence Relief and Works des Nations Unies qui considérait introduire des leçons sur l'Holocauste dans plus de deux cents écoles opérées par les Nations Unies à Gaza. Selon le chef en question, cet enseignement « propagerait un mensonge » (&lt;a href=&quot;http://www.nytimes.com/2009/09/01/world/middleeast/01briefs-HAMASbrf.html%253F_r%253D1&quot;&gt;New York Times&lt;/a&gt;, 1/9/9). Au Vénézuéla, Hugo Chavez tente d'influencer le contenu des enseignements, en transformant l'histoire officielle, et ce, pour faire de Chavez l'exécuteur testamentaire de Bolivar, et ainsi consolider sa révolution « bolivarienne » (&lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2009/08/27/divulguer-une-histoire-officielle-est-une-facon-de-faire-apparaitre-chavez-comme-l-executeur-testamentaire-de-bolivar_1232425_3222.html%2523ens_id%253D1232429&quot;&gt;Le Monde&lt;/a&gt;, 27/8/9). Si le passé est un enjeu social, c’est parce qu'il permet de définir le futur. D’où le soin qu’on doit certainement apporter dans son enseignement auprès des jeunes générations qui seront les acteurs de ce futur. La didactique de l’histoire a toujours été liée à l’éducation des citoyens. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;L’été 2009 en rafales&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Les représentants des grandes religions mondiales se sont recueillis à Auschwitz (&lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/europe/portfolio/2009/09/08/les-representants-des-grandes-religions-mondiales-se-recueillent-a-auschwitz_1237709_3214.html%2523xtor%253DRSS-3210&quot;&gt;Le Monde&lt;/a&gt;, 8/9/9). À Moscou, on commémore les victimes des blocs d'appartements qui avaient explosé en 1999 (&lt;a href=&quot;http://www.rferl.org/content/Victims_Of_1999_Apartment_Blast_Commemorated_In_Moscow/1818551.html&quot;&gt;RFE/RL&lt;/a&gt; 9/9/9). Le Parlement allemand vient d'approuver, au terme d'un long débat, une loi pardonnant aux personnes accusées par les nazis de « trahison » (&lt;a href=&quot;http://www.elmundo.es/elmundo/2009/09/09/internacional/1252484379.html&quot;&gt;El Mundo&lt;/a&gt;, 9/9/9). Des archéologues ont exhumé les restes de 222 soldats britanniques et australiens d'une fosse commune dans le Nord de la France. Ces hommes avaient péri au cours de la bataille de Fromelles pendant la Première Guerre mondiale (&lt;a href=&quot;http://www.nytimes.com/2009/08/20/world/europe/20briefs-NEWLIGHTON19_BRF.html%253F_r%253D1&quot;&gt;New York Times&lt;/a&gt;, 20/8/9). Angela Merkel a commémoré à Sopron en Hongrie la première ouverture du rideau de fer (&lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/08/20/en-hongrie-angela-merkel-commemore-la-premiere-ouverture-du-rideau-de-fer_1230221_3214.html%2523xtor%253DRSS-3210&quot;&gt;Le monde&lt;/a&gt;, 20/8/9). Triste anniversaire : il y a soixante-quatre ans, le 6 août 1945, la première bombe nucléaire explosait sur Hiroshima. Le maire d'Hiroshima a appelé à l'abolition des armes nucléaires d'ici 2020 (&lt;a href=&quot;http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2009/08/06/004-hiroshima-anniversaire.shtml&quot;&gt;Radio-Canada&lt;/a&gt;, 6/8/9). Knut Hamsun a été chanceux d'échapper à la potence pour avoir collaboré avec les nazis. Soixante ans après sa mort, la Norvège a finalement honoré sa contribution à la littérature et a même mis son visage sur un timbre (&lt;a href=&quot;http://www.independent.co.uk/news/world/europe/rehabilitated-nobel-prize-winner-who-fell-for-hitler-1768518.html%25250D&quot;&gt;Independant&lt;/a&gt;, 7/8/9). En Allemagne, le Conseil central des juifs a pris la mesure sans précédent de soutenir une proposition pour republier le Mein Kampf d'Adolf Hitler, qui a été strictement proscrit dans le pays depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale (&lt;a href=&quot;http://www.independent.co.uk/news/world/europe/german-jews-want-mein-kampf-reprinted-1769960.html%25250D&quot;&gt;Independent&lt;/a&gt;, 10/8/9). Une lettre vieille de cinq décennies signée par le patriarche orthodoxe Alekseï I vient d'émerger des archives du Parti communiste soviétique. Le document est censé montrer à quel point l'Église orthodoxe russe était impliquée dans les efforts de Staline pour éliminer l'Église gréco-catholique ukrainienne dans les années 1940 (&lt;a href=&quot;http://www.rferl.org/content/SovietEra_Documents_Shed_Light_On_Suppression_Of_Ukrainian_Catholic_Church/1795023.html&quot;&gt;RFE/RL&lt;/a&gt; 7/8/9). Le 350e anniversaire de la bataille de Konotop a été l'occasion pour le prédisent de l'Ukraine de rappeler aux Ukrainiens que, s'ils vivent dans l'idée de l'Ukraine, ils triompheront toujours: « L'idée de l'Ukraine nous unit tous, quel que soit notre âge, quelle que soit la région où l'on est né, parce que dans l'idée de l'Ukraine réside le rêve le plus tendre, le plus chéri de dizaines de générations de voir l'État ukrainien libre et indépendant avec son Église orthodoxe ». C’est en 1659 à Konotop que les Polonais, les Tatars de Crimée et les Cosaques d'Ukraine battirent les forces russes (&lt;a href=&quot;http://www.vz.ru/news/2009/7/11/306375.html&quot;&gt;Vglyad&lt;/a&gt;, 11/9/9). Le président de la Guinée Équatoriale, Teodoro Obiang Nguema, a demandé à l'Espagne d'enterrer l'« incompréhension » des quatre dernières décennies et de remettre les compteurs à zéro afin de régulariser les relations bilatérales. Il a aussi rappelé que l'Espagne avait une « dette historique » qui ne lui permettait pas de s'éloigner de ce pays (&lt;a href=&quot;http://www.elpais.com/articulo/espana/Obiang/quiere/hacer/borron/cuenta/nueva/Espana/elpepuesp/20090710elpepunac_23/Tes&quot;&gt;El Pais&lt;/a&gt;, 10/7/9). La police iranienne a dispersé, jeudi 9 juillet, un rassemblement de plusieurs centaines de personnes à Téhéran qui célébrait le dixième anniversaire des émeutes étudiantes du 9 juillet 1999. Ces incidents surviennent après les manifestations massives contre la réélection controversée, le 29 juin, de Mahmoud Ahmadinejad (Le Monde, 9/9/9). En Russie, les communistes promettent de lutter pour la préservation du nom de la gare de Leningrad. Selon eux, la décision de changer son nom pour celui de Nikolaevski est une « provocation idéologique » visant à  « attiser la confrontation politique » (&lt;a href=&quot;http://www.kommersant.ru/news.aspx%253FDocsID%253D1201088&quot;&gt;Kommersant&lt;/a&gt;, 9/7/9). De nouvelles révélations faites en juillet sur le massacre des moines de Tibihérine en 1993, massacre dans lequel aurait été impliquée l'armée algérienne, sont venues compromettre encore davantage la signature du traité d'amitié franco-algérien. Ce traité était déjà compromis depuis longtemps, notamment depuis le vote de l’article 4 de la loi du 23 février 2005. Voté grâce au puissant lobby d’associations pieds-noirs, cet article disposait que les « programmes scolaires reconnaissent le rôle positif » de la colonisation. Un article dont ont peut voir les effets dans l’édition 2007 du dictionnaire le Petit Robert, où « Colonisation » est définie comme « mise en valeur, exploitation de pays devenus colonies ». Même si, suite au vaste mouvement de protestation qu’il a suscité en France, mais aussi à l’international, l’article 4 a été abrogé, l’article 3, lui, demeure qui crée une « Fondation pour la mémoire et l’histoire de la guerre d’Algérie ». Une fondation que l’on conçoit fonctionnant dans le cadre de l’hexagone et non à l’intérieur d’un partenariat scientifique France-Algérie qui, seul, aurait pu permettre de surmonter le contentieux entre les représentations qu’ont ces deux pays de leur passé commun (&lt;a href=&quot;http://www.courrierinternational.com/dossier/2006/04/19/les-relations-franco-algeriennes%2525C2%2525A0&quot;&gt;Courrier International&lt;/a&gt;, 8/7/9). En Espagne, le juge Miguel Angel Aguilera, titulaire de la Cour d'Instruction numéro 2 de San Lorenzo de l'Escorial, a récusé sa compétence à faire la lumière sur les crimes commis pendant la guerre civile et soutient que cette compétence revient à l'Audition nationale, qui seule peut enquêter de manière globale sur cette affaire (&lt;a href=&quot;http://www.elpais.com/articulo/espana/juez/cree/Audiencia/competente/investigar/crimenes/franquismo/elpepuesp/20090708elpepunac_32/Tes&quot;&gt;El Pais&lt;/a&gt;, 8/7/9). Depuis l’avènement au pouvoir en 2004 du parti socialiste, un processus de « récupération de la mémoire historique » est enclenché, au grand soulagement des centaines de familles espagnoles, qui n’ont jamais rien su du sort de leurs victimes, mais aussi d’une grande portion de la population pour qui ce processus est une nécessité démocratique.&lt;br/&gt;</description>
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