Actes visuels du colloque Identités et violence
Les 11 et 12 mai à Ottawa, dans le cadre du Congrès annuel de l’ACFAS, s’est tenu le colloque Identités et violence : constructions, négociations, destructions, organisé par Tristan Landry de l’Université de Sherbrooke. Le colloque a réuni une vingtaine de chercheurs d’à travers le monde (grâce au soutien de l’Agence universitaire de la Francophonie) autour du thème de la violence comme vecteur identitaire. En voici l’argumentaire, le programme et les liens vers les fichiers vidéos correspondants.
En marge de la mondialisation, apparaissent ça et là des « zones grises », soit ces régions qui ne présentent ni intérêt économique ni enjeu stratégique et où des conflits perdurent parce que cette situation offre des ressources non négligeables. Au sein de ces « marchés de violence », les acteurs ont intérêt à ce que la « guerre civile » perdure, car elle leur permet de se livrer à des trafics de tout genre, de prétendre à un monopole sur la violence et de se substituer à l'État, qui trouve sa légitimité dans ce monopole. Dans ces zones grises, marquées par un vide idéologique où les repères identitaires et les modes d'ascension sociale ont disparu, la violence devient un outil légitime de construction de sens. Le simple fait de porter une arme instaure la distinction. La violence est un moyen d'accumuler du capital culturel et de se construire une identité. Le phénomène est-il si nouveau? En fait, on retrouve dans l'histoire quantité d'exemples où identité et violence se nourrissent l'une l'autre dans un climat de rapine. Il n'est sûrement pas inutile de revenir sur ces épisodes qui montrent une certaine constance, sinon une fatalité du genre humain. Mais il faut insister sur le caractère particulier de la société globale, qui nous oblige à nous positionner dans un camp ou dans un autre sur une base idéologique. Les djihadistes ne sont pas les seuls à opposer le Nous au Eux. La raison occidentale, particulièrement lorsqu'elle s'incarne dans le paradigme du choc des civilisations, est un frein au dialogue entre cultures.
Cliquez sur un nom pour accéder à la fiche correspondante et visionner la conférence!!!
Construction et destruction identitaires
Université de Sherbrooke
Violence et identité : de la construction culturelle à la destruction physique de lʼidentité
Garine PAPAZIAN-ZOHRABIAN
Université Saint-Joseph de Beyrouth
Deuils traumatiques de l’enfance et construction identitaire
Capital culturel et violence
Université libanaise
Identités politico-confessionnelles et violence : violence juridique, violence politique, éléments pour éviter la destruction de la société libanaise
Université Laval
L’impuissance de la violence
Université Laurentienne
La crise ivoirienne. Entre identités et enjeu politique : un peuple pris en otage?
Géographies de la violence et identités
Edith MUKAKAYUMBA et Jules LAMARRE
Maison de la géographie de Montréal
Identités meurtrières, massacres de masse et génocides : perspectives géographiques
Université Laval
« La naissance d’une nation » ou comment « mettre la Transnistrie sur la carte »
Culture, identités et violence
David MAURICE
Université de Sherbrooke
La déconstruction d’une identité soviétique basée sur la violence dans le film Anna 6-18 du réalisateur Nikita Mikhalkov
La violence pour vecteur d’identité
Université de Sherbrooke
Cinéma et mémoire en Chine : quand la guerre alimente le nationalisme
Universite du Caire
Identités et violence : les « sous-cultures » dans les zones d'habitat informel
lundi 11 mai 2009
Tristan Landry
Identités
&
Mémoire
Identités et violence : constructions, négociations, destructions